Battlefield 3: Le Test

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Battlefield 3: Le Test

Message  Taz6977 le Dim 8 Jan - 20:15


Dans Battlefield 3, les joueurs vont pouvoir incarner les Marines américains et découvrir des missions aux quatre coins de la planète, notamment à Paris, Téhéran et New York. Battlefield 3 utilise le moteur Frostbite 2, une technologie de pointe dans le rendu des animations, des effets de lumière et la destruction des environnements. Ressentez les impacts de balles et les explosions comme si vous y étiez, traînez vos coéquipiers blessés en lieu sûr, rampez et fixez vos armes quasiment où vous voulez. Pilotez des avions de chasse, en plus de nombreux autres véhicules sur terre, en mer ou dans les airs, en solo comme en multijoueur. Combattez dans différents lieux des États-Unis, du Moyen Orient et d'Europe, et frayez-vous un chemin dans des ruelles étroites, des centres-villes et des zones dégagées permettant la progression de véhicules.


Dans la guerre à distance que se livrent Battlefield 3 et Modern Warfare 3 pour le titre de meilleur FPS de l’année, c’est le jeu de DICE qui ouvre le feu le premier. Battlefield en met plein les yeux et captive le joueur !
Si la parenthèse Bad Company offrait une aventure décalée à la tête d’un groupe de bidasses improbable, Battlefield revient à ses premières amours : le FPS militaire pur et dur. Ce nouvel épisode reprend donc la formule qui a fait son succès sur PC. DICE, le développeur, impose un standard technique haut de gamme qui contribue à l’immersion totale du joueur sur le champ de bataille.


Annoncé en fanfare par le biais de somptueuses vidéos de gameplay, Battlefield 3 n'a jamais caché ses ambitions : mettre un terme à l'écrasante supériorité commerciale de Call of Duty et devenir la nouvelle référence du FPS militaire grand public. Conçu par les petits gars de DICE, depuis longtemps reconnus comme des experts dans le domaine du multijoueur et apparus très compétents lorsqu'il a été question de pondre les campagnes des Bad Company, Battlefield 3 semble plutôt bien parti pour s'imposer. Or, l'heure est enfin venue de tâter la bête et de voir si le challenger a les épaules suffisamment solides pour jeter à bas de son trône son concurrent de toujours.
Battlefield 3

C'est donc avec beaucoup de fébrilité, d'espoir mais également de plaisir que nous nous sommes attelés à décortiquer la version PS3 du FPS de DICE, une version qui avouons-le, ne nous avait pas forcément impressionnés lors des diverses présentations auxquelles son éditeur, Electronic Arts, nous a conviés. Mais on ne sait jamais ce qu'il peut advenir d'un titre avant qu'il ne sorte réellement dans le commerce, et EA a toujours soutenu que la version consoles montrée aux médias n'était pas issue du code le plus récent. Moyennement rassurés, nous avons donc prié très fort jusqu'à ce que nous puissions enfin obtenir une version finale du jeu, version finale qui fait maintenant l'objet de ce test. Mais avant d'entrer dans le vif du sujet, prenons encore quelques secondes pour clarifier certains petits détails.

Sur la machine de Microsoft, Battlefield 3 nous arrive sur 2 DVD, l'un étant dédié à la campagne solo et l'autre au multijoueur. Cette seconde galette intègre d'ailleurs un pack de textures HD (1,5 Go) qu'il sera nécessaire d'installer sur votre disque dur pour profiter du soft dans les meilleures conditions, et tant pis pour ceux qui n'en disposent pas... Sans ce dernier, vous profiterez d'un spectacle qui vous ramènera aux débuts de la console, avec des effets de lumière basiques et des textures très, très moyennes. Sur PS3 en revanche, tout se trouve évidemment sur un seul et unique Blu-ray. Cela dit, dans tous les cas, EA recommande à tous de brancher leur machine sur le net pour télécharger un tout premier patch dont la taille approche les 170 Mo. On en pensera ce qu'on voudra.

Mais commençons donc par le commencement et intéressons-nous tout d'abord à la campagne solo. Sachez-le, cette dernière ne constitue pas l'essentiel de ce Battlefield 3, qu'on devra surtout considérer comme un jeu multijoueur. Aussi ne tournons pas autour du pot et crevons tout de suite l’abcès : la campagne concoctée par DICE est plus proche de celle du dernier Medal of Honor que de la grosse tuerie attendue par beaucoup. Moins orientée grand spectacle que Call of Duty (ce qui n'est pas un reproche), elle fait finalement plus office de tutorial pour le multi que de véritable point d'intérêt. D'une durée qu'on estimera à 6 ou 7 heures en fonction du niveau de difficulté choisi, la bougresse vous place dans la peau du Sergent James Blackburn, un marine interrogé par les messieurs de son propre camp sur ses agissements et sur sa poursuite d'un vil terroriste détenteur d'armes nucléaires pas propres. Vous y vivrez des missions ultra classiques sous forme de flash-back et vous vous retrouverez occasionnellement dans les rangers d'autres combattants, tels qu'un agent russe ou une pilote de chasse. Dans tous les cas, on affrontera le PLR, une organisation terroriste surarmée qui comme d'hab, transforme le Moyen-Orient en foire au pâté avant de répandre le feu sur les nations occidentales. L'histoire se révèle finalement assez lambda, peu intéressante, pas franchement bien narrée ni forcément très bien mise en scène.

Bon, ça ne serait pas si catastrophique si les différentes missions proposées valaient vraiment le coup. Le hic, c'est que le soft, dépourvu de l'aspect cartoon et délirant d'un Bad Company, fait dans le sérieux le plus soporifique et se coltine en plus une tripotée de défauts que l'on pensait morts et enterrés depuis quelques années. Mentionnons tout d'abord une IA qui n'en mérite pas le nom avec des ennemis qui se moquent éperdument de vos nombreux alliés, qui concentrent systématiquement leurs tirs sur vous, qui vous voient dans toutes les conditions, et qui ne peuvent pas être surpris et assassinés à moins que cela ne soit prévu par le jeu. Ajoutons des scripts bien maladroits, avec des camarades qui restent plantés comme des potirons en arrière si vous avez l'audace de prendre trop d'avance (du genre à vous hurler de grimper une échelle alors que vous êtes déjà en haut). Dans un autre registre, on se retrouve parfois éjecté de son abri de fortune par un troufion programmé pour se placer là et nullepart ailleurs. Parlons également de respawn infini dans certaines zones, des macchabées qui disparaissent et d'une structure en couloir qui n'aura jamais si bien portée son nom.

En effet, on passe souvent son temps à courir dans des couloirs tout vides pour défoncer une porte, dégommer trois clampins débiles, assister à 30 secondes de pseudo cinématique pendant laquelle on ne peut rien faire, puis recommencer 2 minutes après, avec au milieu de tout ça, des séquences de corps-à-corps mollassonnes et scriptées qu'on voit toujours venir 3 plombes à l'avance. Et que dire de cette situation surréaliste où à la suite d'un assassinat au couteau raté (un passage obligatoire donc), le jeu s'amuse tout simplement à faucher votre troufion d'une vulgaire crise cardiaque ? De tout ça découle le plus gros souci du soft : son incapacité à nous immerger dans l'action. Et à ce titre, la mission dans laquelle on incarne le copilote d'un avion de chasse est la plus représentative. Davantage réduit au statut de spectateur impuissant que d'acteur, le joueur ne dirige pas l'avion et se contente généralement de lâcher des missiles et des leurres quand on le lui en donne l'ordre... S'il s'agit là d'un exemple extrême et si le soft propose des missions sympa (la traversée d'une rue parisienne où tout vole en éclats notamment), on ressort franchement déçu de l'expérience.

En outre, et même si c'est certainement pas l'essentiel, le fait est que la réalisation graphique n'est pas aussi flamboyante que ce que nous espérions. Mettons de côté la version PC qui ne joue clairement pas dans la même catégorie et sera jugée en son temps et en fonction de son support. Mais sur consoles, le jeu n'est pas franchement plus beau d'un Bad Company 2. Assez propre dans l'ensemble et profitant d'effets de particules de bon aloi, le jeu reste mangé par beaucoup d'aliasing, beaucoup de clipping (de textures et d'objets) et affectionne les contrastes trop prononcés, comme si on jouait avec un soldat souffrant d'hypersenbilité rétinienne. De nuit ou dans l'obscurité, le moindre lampadaire pourra potentiellement vous éblouir, et ce n'est pas une bastos dans l'ampoule qui empêchera cette dernière de continuer à cracher les Watts. Cela dit, cette gestion de la lumière un peu spéciale trouvera sans doute autant de défenseurs que de détracteurs, l'effet global étant quand même assez sympatoche pour peu qu'on souhaite vraiment avoir l'impression d'être sur un champ de bataille, cru et transformé en stroboscope géant par de jolies explosions. Et si la destruction du décor fait toujours des merveilles, elle semble moins prononcée que dans Bad Company lorsqu'on ne parle que des bâtiments en eux-mêmes. Reste une bonne fluidité générale en dehors de quelques saccades occasionnelles avec ses 30 frames par seconde. Et pour en terminer avec l'aspect technique, sachez que le soft nous aura fait planter plusieurs consoles de la rédaction (aussi bien sur 360 que sur PS3), ce qui démontre quelques gros soucis de stabilité.

Bref, si jusque-là, le présent test vous a sans doute semblé ignominieusement lapidaire (ce qui n'est pas foncièrement faux) et vaudra de multiples mails remplis d'insultes, de menaces de mort et d'accusations de corruption à son auteur, c'est qu'il n'a pas encore évoqué le multijoueur, véritable cœur de ce Battlefield 3. Très proche de ce que propose Bad Company 2 aussi bien en termes de contenu que de gameplay, le nouveau bébé de DICE propose ainsi 9 cartes bien foutues, qui adaptent leur taille et leur disposition au mode que vous aurez choisi. Sachez donc, jeunes soldats avides de tripaille, de faits d'armes et de frags en série, que le titre propose cinq modes de jeu, dont les principaux sont sans conteste Ruée et Conquête, classiques mais toujours aussi redoutables (on vous renvoie aux précédents tests des jeux de la série pour leur description). On pourra également s'y risquer en Escouade et partir affronter les formations d'autres joueurs dans des matches à mort conventionnels, avant de tester le mode Extrême où toutes les indications visuelles disparaissent et où un frag se fait en deux balles.

Mais revenons aux cartes. Ces dernières s'avèrent variées et relativement bien équilibrées, offrant ainsi une multitude de possibilités, que l'on se retrouve en attaque ou en défense. Seul regret, la plupart des maps proposées sont d'une taille équivalente à celles proposées dans Bad Company 2. Certaines vous paraîtront donc assez étriquées comme « Traversée de la Seine » mais celle-ci donnera lieu à de chouettes combats de rue. D'autres en revanche, comme « Opération Tempête de Feu », « Kharg Island » ou « Caspian Border » (probablement la plus réussie du lot) laisseront s'exprimer snipers, tankistes et pilotes de chasse avec beaucoup de liberté. On appréciera aussi « Le Pic Damavand » et son saut en parachute pour l'équipe attaquante ou son tunnel en construction en mode Conquête. « Grand Bazar » avec ses ruelles longues et étroites et sa pluie battante donnera du fil à retordre à ceux qui aiment rusher. Difficile de faire le tour dans ce test, puisque l'espace nous est compté, mais sachez que vous devriez dans tous les cas trouver votre bonheur.

Plus que jamais dans la série, on devra s'efforcer de rester au sein de son escouade, afin de profiter des munitions ou des soins que les fusiliers et les médecins ne manqueront jamais de vous offrir. On essaiera en outre de s'adjoindre les services d'un sniper ou d'un spécialiste des armes lourdes, toujours utile lorsqu'un gros blindé s'invite à proximité. Mais l'autre intérêt d'intégrer une escouade, c'est indubitablement de pouvoir respawner auprès de vos collègues, et non plus seulement dans les bases contrôlées par vos petits camarades. Bref, rien de nouveau en apparence. Sauf que si en fait. En premier lieu, il est désormais possible de ramper, ce qui change clairement la vie pour ce qui est des approches sournoises, des esquives face à l'artillerie et des sessions de snipe. Autre nouveauté notable et bien chouette : les tirs des suppressions. En gros, l'idée c'est que si vous essuyez des tirs et même si vous n'êtes pas touché, votre vision se floute et rend les alentours difficiles à discerner. On aura donc bien plus intérêt qu'avant à faire des tirs de couverture. Ajoutons également l'arrivée de la customisation du matos façon Call of Duty ainsi que l'introduction des concepts de chef d'escouade (seul à pouvoir donner des ordres), la possibilité de refuser un respawn par défibrillateur (les points seront tout de même crédités à votre sauveur), les assistances proportionnelles (si vous descendez la vie d'un adversaire de 80 % et qu'il se fait tuer par quelqu'un d'autre, vous obtenez 80 points de score) et des véhicules qui se dégradent progressivement en cas d'incendie et vous obtenez le multi le plus complet et le plus grisant du moment.

Reste enfin à évoquer les 6 missions coop de BF 3, un petit à-côté super sympa dans lequel il ne s'agira pas simplement d'éclater des vagues de troufions mais bien de remplir de vrais objectifs au sein de missions dynamiques et bien pensées, à pied ou en véhicule. Il s'agit là d'un ajout qui prolonge très agréablement l'expérience même si on ne pourra en profiter qu'à 2 et en ligne uniquement. Hélas, si beaucoup d'aspects mériteraient d'être approfondis dans ces lignes, l'heure est venue de conclure. Aussi nous contenterons-nous de dire que sur consoles, Battlefield 3 n'est pas aussi incroyable que ce que nous espérions. Avec son solo très moyen, sa réalisation un peu décevante, son multi extrêmement solide mais pas révolutionnaire, on se retrouve avec un titre aux nombreuses qualités. Il ravira sans conteste les fans, mettra fin à bien des vies sociales mais demeure bien loin de la perfection. Passionnant en multi certes, mais encore largement perfectible, Battlefield 3 risque donc de décevoir pas mal de ceux qui l'attendaient comme le messie, à l'instar, quoi qu'on en dise, de l'humble auteur de cet article.
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